A qui perd gagne.

Après le succès de la semaine passée, River avait récupéré la première place. L’occasion d’enfoncer le clou et pourquoi pas, assurer la montée dès ce week-end.

Deux matchs pour une montée. A l’heure de pénétrer sur le terrain de Colón pour y affronter Patronato, les millonarios d’Almeyda pouvait assurer dès la 37e journée une montée en Primera A. Tout était prêt pour faire la fête, les 20 000 supporters qui s’étaient déplacés n’attendaient que ça. Pour ce match, Almeyda ne pouvait compter sur Carlos Sánchez (clavicule cassée la semaine dernière), ni sur Maestrico González. Almeyda décidait de reconduire son système à trois défenseurs Maidana – Funes Mori – González Pírez, Ponzio prenant place sur l’aile en lieu et place de Sánchez, Martin Aguirre revenant dans l’entrejeu pour épauler Ciri derrière le trident Chori – Cavenaghi – Trezeguet.

Le match :

C’aurait pu être un moment de fête, ce fut un cauchemar. Alors que River entrait parfaitement dans la rencontre (Trezeguet manquant une énorme opportunité dès la quatrième minute), le premier coup de pied arrêté de la partie permettait à Leonardo Acosta d’ouvrir la marque pour Patronato. Conséquence, River béguayait. Systématiquement en danger, les Millonarios s’en remettaient à un excellent Vega pour préserver un infime espoir dans cette partie. Infime car à la pause, River n’avait finalement rien montré : son trident ne se trouvait que trop rarement pour finalement souvent enchaîner les maladresses et autres mauvais choix (on retiendra cependant la belle frappe signée Fernando Cavenaghi peu avant la demi-heure de jeu venue s’écraser sur le poteau). Au retour des vestiaires, peu de changement. River accumulait les erreurs, Patronato ne montrait que peu de choses, se contentant de gérer son but d’avance. Les minutes défilaient, l’impatience laissait place à l’ennui puis la résignation. Et pourtant, alors que plus personne n’y croyait, Pablo Lunati offrait à River un penalty inexistant (en profitant même pour expulser Boggino, occasion rêvée de ramener un point inespéré. Chori Dominguez prenait son élan et, comme un symbole, se heurtait à Bertoli. River s’inclinait à Patronato et se voyait déjà doublé par Rosario. Les larmes de Chori Dominguez seraient cependant séchées le lendemain après la défaite surprise de Central.

Les joueurs :

Les hommes d’Almeyda sont-ils sensibles à la pression ? Avec pourtant des leaders expérimentés, on pourrait imaginer le contraire. Reste qu’au moment de faire un pas décisif vers la Primera A (c’aurait été le cas en cas de victoire), le navire millonario a totalement coulé. Une défense aux abonnés absent, un milieu dépassé, un trident offensif incroyable de maladresse, à trop vouloir bien faire, River n’a rien fait de bien. Si bien qu’il n’est pas nécessaire de faire un bilan individuel tant personne n’aura vraiment surnagé face à un Patronato pourtant loin d’être convaincant.

Le résumé :


Patronato 1 – 0 River Plate par LucarneOpposee




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